Edito

Le rideau de la saison 2016-2017 s’est tiré sur un tour de chant poétique, la nouvelle saison s’ouvre avec du théâtre engagé. Les couleurs sont multiples d’un spectacle à l’autre, mais la même exigence de qualité les caractérise. La même éthique aussi dans la succession des programmations, guidées par le souci premier de la beauté et de la connaissance, à seule fin de transmettre et de donner.

Depuis six saisons, vous êtes chaque année plus nombreux à prendre le pari de venir passer du temps au Théâtre du Parc. Nous vous remercions chaleureusement pour vos nombreux témoignages de satisfaction, pour vos signes d’amitiés. Ils nous touchent au plus haut point.

Sur le plan institutionnel, la patience paye, avec la reconnaissance aujourd’hui donnée par le Département de la Loire, la Région et l’État, par l’intermédiaire de la Drac Auvergne-Rhône-Alpes. Leur soutien conforte notre projet artistique, en particulier sur la mission d’aide à la création que nous portons. Le Théâtre du Parc se voit ainsi labellisé « Scène régionale Auvergne-Rhône-Alpes » : une étiquette posée sur le travail accompli, rendu possible grâce aux orientations des élus d’Andrézieux-Bouthéon, pour servir l’art et la culture en conscience, au plus près de leur population.

L’aide à la création. Il en sera donc toujours question avec huit projets en cours de fabrication à l’heure où ces mots s’écrivent. Leur présence dans cette nouvelle programmation n’a rien d’anodin. Là où elles oeuvrent, ces compagnies sont connues et reconnues pour leur démarche artistique, nous les découvrirons ensemble ! De Naissances du Travelling théâtre à Amor de la compagnie Grenade, nombre de ces propositions nous éclairent sur le chemin qu’il nous est donné de faire. Dans le silence des représentations, nous ouvrirons nos yeux, nos oreilles, nos coeurs ; nous rirons, rêverons, grimacerons peut-être, et, je l’espère, nous sortirons avec le sentiment qu’il s’est passé quelque chose.

Une saison au féminin. Les spectacles donneront à entendre la voix des femmes, tel un fil rouge dans la programmation ; des femmes artistes qui se réinventent à la face du monde. Tantôt révoltées, aimantes, irraisonnées, toutes rendent compte de leur aspiration à décider par et pour elles-mêmes en dépit des normes sociales, politiques ou religieuses, et du combat courageux pour l’égalité, la dignité et la liberté.

Une saison où la danse prend ses quartiers. L’orientation n’est pas nouvelle, elle s’affirme aujourd’hui avec force par un Temps fort d’une quinzaine de jours, faisant la part belle aux compagnies de notre région : Dyptik, Als, 47•49, Contrepoint, La Vouivre et les Ballets Contemporains de Saint-Étienne. L’occasion sera même offerte de s’essayer à quelques pas de danse le temps d’un bal...

Alors, venez danser, Milord !

Patrice Melka